Un mariage ne commence pas forcément le samedi matin.
Lorsque les invités viennent de loin, parfois de plusieurs régions ou de plusieurs pays, les retrouvailles commencent souvent la veille. Un verre autour d’une piscine, un dîner sous les arbres, les premières embrassades. Et elles se prolongent parfois le lendemain, autour d’un brunch beaucoup plus informel.
Dans un destination wedding en Provence ou dans le Sud de la France, le mariage devient alors un véritable week-end.
Et pour la vidéo, cela change beaucoup de choses.
Un destination wedding, ce n’est pas seulement un mariage loin de chez soi
On associe souvent le destination wedding à une destination particulière : la Provence, le Luberon, la Côte d’Azur ou plus largement le Sud de la France.
Mais ce qui le caractérise vraiment, c’est aussi le temps que l’on choisit de passer ensemble.
Lorsque les invités ont voyagé plusieurs heures pour être présents, le mariage ne se résume plus nécessairement à une cérémonie, un cocktail et une soirée.
On profite de leur présence.
Le welcome dinner permet de se retrouver.
Le mariage constitue le cœur du week-end.
Le brunch permet de le prolonger encore un peu.
Trois moments très différents, mais qui racontent finalement la même histoire.
Le welcome dinner raconte quelque chose que le jour du mariage ne racontera pas
La veille, il n'y a pas encore véritablement de programme.
Les mariés circulent parmi leurs proches. Les familles se découvrent parfois. Des amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps se retrouvent. Les invités arrivent progressivement et prennent possession du lieu.
Il y a moins d'enjeu, moins de rythme imposé.
Et c'est précisément ce qui rend ces images intéressantes.
Pour moi, filmer un welcome dinner ne consiste pas simplement à obtenir quelques plans supplémentaires pour le film de mariage.
Il permet de raconter le contexte.
De comprendre qui est là.
Les relations.
Les groupes d'amis.
Les familles.
L'atmosphère qui commence doucement à s'installer.
Lorsque ces images apparaissent ensuite dans le film, elles donnent l'impression que l'histoire a commencé avant même le mariage.
C'est notamment cette construction que j'ai pu retrouver lors du mariage de Paul et Franck au Domaine de la Trésorière, imaginé sur trois jours, du welcome dinner au brunch.
Le jour J prend alors une autre dimension
Le lendemain, tout change.
Les préparatifs commencent. Les tenues apparaissent. La tension monte doucement. Puis viennent la cérémonie, le cocktail, les discours, le dîner et la fête.
Mais les personnes que l'on découvre à l'image ne sont plus tout à fait des inconnus.
On les a déjà vues la veille.
Un parent.
Un témoin.
Un groupe d'amis.
Le film gagne naturellement en continuité.
C'est l'une des choses qui m'intéressent le plus lorsque je filme un mariage sur plusieurs jours dans le Sud de la France : pouvoir créer des échos entre ces différents moments.
Un geste filmé le vendredi peut répondre à une image du samedi. Une conversation de la veille peut prendre un autre sens après un discours. Une relation entre deux personnes peut être installée avant même qu'elle ne devienne importante dans le récit.
On ne filme plus uniquement une succession de moments.
On commence à raconter un week-end.
📸 Laura StojanovEt puis il y a le lendemain
Le brunch possède encore une autre énergie.
Les chaussures ont parfois disparu. Les tenues sont plus simples. La pression aussi.
On reparle de la veille.
On rit de certains moments.
On profite des dernières heures ensemble.
Pour les mariés, cette journée passe souvent extrêmement vite parce qu'elle marque déjà le début des départs.
En vidéo, elle offre pourtant quelque chose de précieux : une fin.
Après l'intensité de la cérémonie et de la soirée, le film peut retrouver de l'espace.
Quelques images d'un domaine au matin.
Des invités autour d'une table.
Une piscine.
Des embrassades avant un départ.
Le récit ne s'arrête plus nécessairement sur le dancefloor.
Il peut redescendre doucement.
Filmer trois jours ne signifie pas forcément faire un film trois fois plus long
C'est une distinction importante.
Ajouter le welcome dinner et le brunch n'a pas pour objectif d'accumuler les images ou de transformer le film en compte rendu exhaustif du week-end.
Au contraire.
Ces journées supplémentaires donnent davantage de matière pour choisir.
Une réaction.
Une phrase.
Une arrivée.
Une lumière.
Un moment entre deux personnes.
Le montage permet ensuite de ne conserver que ce qui apporte quelque chose au récit.
C'est aussi pour cette raison que j'aime penser un film de mariage dans son ensemble plutôt qu'en journées indépendantes : les images du vendredi, du samedi et du dimanche peuvent se répondre et se mélanger.
Le film ne raconte alors plus seulement ce qui s'est passé.
Il raconte davantage ce que ce week-end a représenté.
Avoir davantage de matière ne signifie pas nécessairement montrer davantage. C'est justement dans le choix des images, du son, du rythme et du montage que se construit ma manière de raconter une histoire dans un film de mariage.
En Provence comme autour de Montpellier, le lieu fait aussi partie du récit
Un destination wedding en Provence est souvent choisi pour une atmosphère autant que pour un domaine.
La lumière.
Les pierres.
Les paysages.
Les oliviers.
Les vignes.
Les longues soirées dehors.
La même logique existe autour de Montpellier et en Occitanie, entre domaines viticoles, garrigue et paysages méditerranéens.
Lorsque le mariage se déroule sur plusieurs jours, le lieu a lui aussi davantage de temps pour exister dans le film.
Le vendredi soir n'a pas la lumière du samedi matin. Le domaine après une nuit de fête n'a pas la même atmosphère qu'au moment de l'arrivée des invités.
Ces variations permettent d'installer un lieu plutôt que de simplement le montrer.
Et dans un destination wedding, c'est important : la destination fait partie du souvenir.
Si vous imaginez votre mariage entre domaines, bastides et paysages méditerranéens, vous pouvez également découvrir mon approche en tant que vidéaste de mariage en Provence.
Et pour les mariages organisés dans l'Hérault et plus largement en Occitanie, retrouvez ma page dédiée à mon travail de vidéaste de mariage à Montpellier.
Faut-il forcément filmer les trois jours de son destination wedding ?
Non.
Tout dépend de ce que vous avez imaginé.
Si la veille consiste simplement à accueillir quelques proches sans véritable moment commun, la vidéo n'est pas nécessairement indispensable.
En revanche, dès qu'un welcome dinner, une soirée, une activité ou un brunch rassemble réellement les invités, la question mérite d'être posée.
Pas uniquement pour avoir davantage d'images.
Mais parce que certains des moments les plus naturels du week-end peuvent avoir lieu précisément lorsque personne n'a encore — ou n'a plus — l'impression d'être « au mariage ».
C'est souvent là que les choses deviennent intéressantes.
Un week-end. Plusieurs atmosphères. Une seule histoire.
C'est finalement ce que j'aime dans les destination weddings en Provence, à Montpellier et dans le Sud de la France.
Le mariage reste évidemment le point central.
Mais autour de lui existent parfois deux autres journées qui permettent de comprendre beaucoup mieux ce que les mariés ont voulu créer : réunir leurs proches quelque part et prendre le temps d'être ensemble.
Filmer le welcome dinner, le mariage puis le brunch permet de conserver cette dimension.
Pas pour tout montrer.
Mais pour avoir suffisamment de matière pour raconter ce qui compte.
Et faire en sorte que, quelques années plus tard, le film ne rappelle pas seulement une journée.
Mais tout ce qu'il y avait autour.
Vous imaginez votre mariage sur plusieurs jours ?
Welcome dinner, jour J, brunch… chaque week-end peut être pensé différemment en fonction de votre histoire et de ce que vous avez imaginé pour vos invités.



