Choisir un vidéaste de mariage ne consiste pas seulement à choisir une esthétique.
Il y a bien sûr les images.
La lumière.
La colorimétrie.
La manière de cadrer ou de filmer un mouvement.
Mais il y a aussi une question plus difficile à percevoir lorsque l’on découvre le travail d’un vidéaste :
qu’est-ce que le film va raconter ?
Deux films peuvent montrer exactement les mêmes moments d’un mariage et pourtant raconter quelque chose de très différent.
Parce que la narration ne dépend pas uniquement de ce qui a été filmé.
Elle naît aussi de ce que l’on choisit de garder, de rapprocher, d’entendre et parfois de ne pas montrer.
C’est précisément là que se situe, pour moi, l’approche narrative d’un film de mariage.
Un film narratif ne consiste pas à inventer une histoire.
Le mot « narratif » peut donner l’impression qu’il faut absolument avoir une histoire extraordinaire à raconter.
Ce n’est pas le cas.
Une rencontre spectaculaire, dix années passées à distance ou une demande en mariage digne d’un scénario ne rendent pas nécessairement un film plus intéressant.

L’histoire existe déjà dans ce que vous êtes.
Dans votre manière d’être ensemble.
Dans vos proches.
Dans les relations qui apparaissent pendant la journée.
Dans les mots prononcés.
Dans les gestes que vous faites sans y penser.
Le travail narratif consiste d’abord à observer cette matière et à comprendre ce qu’elle raconte.
Il ne s’agit donc pas d’ajouter une histoire au mariage.
Il s’agit de trouver celle qui est déjà là.
→ Notre histoire est assez simple : y a-t-il vraiment quelque chose à raconter ?
La narration commence par le choix
Un mariage produit énormément de matière.
Des heures d’images.
Des voix.
Des discours.
Des réactions.
Des moments attendus et d’autres complètement imprévus.
Tout ne peut pas — et surtout ne doit pas nécessairement — se retrouver dans un film de quelques minutes.
La narration commence donc par une série de choix.
Pourquoi conserver ce regard plutôt qu’un autre ?
Pourquoi laisser cette phrase continuer alors que l’image change ?
Pourquoi revenir quelques heures en arrière plutôt que poursuivre la chronologie ?
Pourquoi, parfois, laisser simplement une scène respirer ?
C’est à travers ces décisions que le film commence progressivement à trouver sa direction.
Montrer moins peut parfois permettre de raconter davantage.

Un film n’a pas besoin de suivre la journée dans l’ordre.
C’est probablement l’une des différences les plus visibles avec une approche essentiellement chronologique.
Dans mes films courts, je ne suis pas obligé de commencer par les préparatifs pour terminer par le dancefloor.
Le mariage reste évidemment la matière du film, mais le montage permet de circuler à l’intérieur de cette journée.
Une phrase prononcée pendant une cérémonie peut accompagner les préparatifs.
Un regard filmé pendant un discours peut répondre à une image tournée plusieurs heures auparavant.
Une séquence très énergique peut être interrompue par quelques secondes beaucoup plus intimes avant de repartir.
Ces rapprochements permettent de construire des correspondances.
Et parfois de faire apparaître quelque chose qui n’était pas perceptible lorsque les événements se déroulaient séparément.

Trouver le fil propre à chaque mariage.
Je ne pars pas d’une structure que je reproduis mariage après mariage.
Certains films vont naturellement se construire autour de la relation du couple.
D’autres autour de la famille.
D’une énergie très particulière.
D’une voix.
D’un discours.
Ou simplement d’une manière d’être ensemble qui revient tout au long de la journée.
Cela signifie aussi que deux films réalisés avec la même approche peuvent être très différents.
Le rythme ne sera pas nécessairement le même.
La place des voix non plus.
Certaines scènes prendront beaucoup d’importance dans un mariage et très peu dans un autre.
Le film doit se construire à partir de la matière que le mariage lui donne, et non l’inverse.
C’est aussi pour cette raison que votre film ne ressemblera jamais exactement à ceux que vous avez pu voir avant de me contacter.


Le montage devient une véritable écriture.
C’est probablement au montage que cette approche prend toute sa dimension.
Filmer consiste à collecter la matière.
Monter consiste à lui donner une forme.
Je travaille alors avec plusieurs éléments : les images bien sûr, mais aussi les voix, les sons réels, la musique, le rythme et les silences.
L’enjeu n’est pas de multiplier les effets ou les transitions.
Il est de créer des liens suffisamment naturels pour que le spectateur ne pense pas constamment au montage.
Une bonne partie de ce travail doit presque disparaître derrière le film.
On ne devrait pas avoir besoin de comprendre pourquoi une image arrive précisément à cet endroit.
Elle doit simplement sembler être à sa place.
Pour aller plus loin sur cette dimension particulière du montage :
→ Ce que le son révèle dans un film de mariage
Harmonie : raconter à partir de ce que le jour J offre.
Cette approche narrative est déjà au cœur de Harmonie.
Je découvre la matière au fur et à mesure du mariage.
Je n’arrive pas avec une histoire écrite à l’avance.
Je filme ce qui existe : les regards, les gestes, les voix, les silences, les interactions et l’énergie de la journée.
Puis le montage permet d’en chercher les correspondances et d’en faire émerger un récit.
Sans intervention. Sans mise en scène.
Le film se construit à partir de ce qui s’est réellement passé.
C’est une écriture qui commence donc véritablement avec le mariage lui-même.
Signature : lorsque le récit commence avant le mariage.
Avec Signature, le principe narratif reste le même, mais la matière disponible devient plus large.
Le travail commence avant le jour J.
Nous prenons le temps de parler de votre histoire, de ce qui vous relie et des éléments qui peuvent avoir du sens dans le film.
Des archives peuvent entrer dans le récit.
Des voix peuvent être enregistrées en amont.
Certaines séquences peuvent être imaginées ensemble.
Cela permet de raconter non seulement le mariage, mais aussi quelque chose de ce qui existait avant lui.
Le jour J ne constitue alors plus nécessairement le début de l’histoire.
Il peut en devenir l’aboutissement.
Harmonie raconte à partir du mariage. Signature permet au mariage de prendre place dans une histoire plus large.
→ Découvrir Harmonie et Signature

Alors, pourquoi choisir une approche narrative ?
Pas parce qu’elle serait supérieure à une autre manière de filmer un mariage.
Mais parce qu’elle correspond à une attente particulière.
Celle de ne pas seulement retrouver les différentes étapes de la journée.
Celle de retrouver une atmosphère, des relations, une énergie et quelque chose de la personnalité des personnes qui étaient là.
L’esthétique reste importante.
Elle fait pleinement partie de mon travail.
Mais elle n’est pas la finalité du film.
Elle est au service de ce que le film raconte.
C’est finalement ce que je recherche à travers cette approche : construire un film qui possède une identité suffisamment personnelle pour ne pas pouvoir être simplement transposé à un autre mariage.
Un film qui raconte le vôtre
Il n’existe pas une seule manière de raconter un mariage.
Et « narratif » ne signifie pas nécessairement complexe, spectaculaire ou extrêmement scénarisé.
Cela peut être beaucoup plus simple.
Observer.
Écouter.
Comprendre ce qui se joue.
Puis choisir comment assembler cette matière pour lui donner une forme.
Un film de mariage narratif reste avant tout ancré dans le réel.
Il ne cherche pas à inventer votre histoire. Il cherche la manière la plus juste de raconter celle qui existe déjà.
→ Découvrir mes films de mariage
📸 Crédits photos : Gabriella Feyer I Marine Nedjam I Gaetana ValastroI Maxine Decker